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'L'important n'est pas de convaincre, mais de donner à réfléchir.' B.Werber

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[Jugement Premier] Sois fier ?

« Tendance de fond de la (non-)philosophie actuelle : sois fier de tes différences, sois fier de ce que tu es. On constatera aisément que ce type d’assertion s’adresse mieux aux minorités (sois fier d’être homo-noir-québecois...) et devient suspect pour les autres catégories (sois fier d’être hétéro-blanc-américain...). Cette pseudo-tolérance ne tolère qu’elle-même et fait de la discrimination positive la prothèse de toute véritable réflexion. Etre fier de ce que l’on est ? Etre fier de ses différences ? Peut-on être fier de ce qui s’est fait sans que nous intervenions ? » M.G.Dantec


[Société] Les sociétés qui réussissent...

"L’Histoire nous montre les deux principaux traits qui distinguent les sociétés qui réussissent de celles qui vont droit à l’échec. Une société porte en elle le germe de sa faillite si l’élite n’est pas affectée par les conséquences de ses actes. C’est pour cela que les rois mayas, les vikings du Groenland et les chefs pascuans ont fait des choix qui ont abouti à la destruction de leurs sociétés. Eux-mêmes n’ont commencé à ressentir les privations qu’après avoir irrémédiablement détruit leur environnement… Notre société mondialisée est la première à pouvoir véritablement tirer les leçons des erreurs commises par des civilisations éloignées dans le temps et dans l’espace. Quand les Mayas et les habitants de Mangareva abattaient leurs arbres, ils n’avaient pas d’historiens ni d’archéologues, pas de journaux ni de télévisions pour les mettre en garde contre les conséquences de leurs actes. Nous, en revanche, disposons de la chronique détaillée des succès et des échecs humains. Saurons-nous en faire bon usage ?" par le professeur de géographie et de physiologie américain Jared Diamond (Source Courrier International via Pépites)


[Jugement Premier] L’art

Une définition juste et stimulante de l’art : « l’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art » - Robert Filliou.


[Société] Leçon de justice

Dans plusieurs sociétés tribales, quand un crime est commis, le chaman réunit toute la tribu pour se poser collectivement la question : « Qu’avons-nous fait pour qu’un tel acte soit perpétré ? ». Le criminel n’est pas, comme chez nous, isolé du reste de la société ; son acte, parallèlement à ce qui le motive à titre personnel (jalousie, haine, cupidité, etc.), est envisagé comme la résultante d’un contexte qui concerne chacun.

-Le Scribarium d’Olivier Clerc

[Humour] Couple

Une femme déclare à son mari en soupirant après avoir lu le livre « Les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus » :
- Les femmes n’ont pas toujours envie que les hommes s’occupent de résoudre leurs problèmes. Parfois il vaudrait mieux qu’ils se contentent de les serrer dans leurs bras en disant que tout va s’arranger.

Le lendemain matin, la voiture de sa femme ayant un pneu plat, son mari y jette un coup d’oeil, puis il serre sa femme dans ses bras en lui assurant que tout s’arrangerait, avant de partir travailler.


[Réflexions] Le mal

« Le vrai crime n’est pas sensible. L’innocent qui souffre sait la vérité sur son bourreau, le bourreau ne la sait pas. Le mal que l’innocent sent en lui-même est dans son bourreau, mais il n’y est pas sensible. L’innocent ne peut connaître le mal que comme souffrance. Ce qui dans le criminel n’est pas sensible, c’est le crime. Ce qui dans l’innocent n’est pas sensible, c’est l’innocence. » Simone Weil

« On n’a l’expérience du bien qu’en l’accomplissant. On n’a l’expérience du mal qu’en s’interdisant de l’accomplir, ou, si on l’a accompli, qu’en s’en repentant. Quand on accomplit le mal, on ne le connaît pas, parce que le mal fuit la lumière. » Simone Weil


[Humour] Sadique

C’est l’histoire d’un masochiste qui dit à un sadique :
- Fais-moi mal.

Le sadique répond :
- Non

Le masochiste :
- Encore !


[Jugement Premier] L’exemple

« On n’enseigne pas ce que l’on sait
On n’enseigne pas ce que l’on veut
On enseigne ce que l’on est. »
Jean Jaurès


[Réflexions] Les 4 grandes questions

Les 4 questions majeures :
- « Que puis-je savoir ? » : c’est le domaine de la métaphysique
- « Que dois-je faire ? » : distinguer le bien du mal, c’est le domaine de l’éthique ou de la morale
- « Que puis-je espérer ? » : c’est le domaine du spirituel
- « Qu’est-ce que l’homme ? » : c’est le domaine de l’anthropologie


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